
La RONDE de l'AUXOIS
maconge.com
Un site d'information, sur le village de Maconge et contre le projet parc photovoltaïque
L'AMF Association des maires de France informe les élus que: Un rapport officiel publié hier a remis en cause les dispositifs de soutien aux énergies renouvelables (ENR) matures comme l'éolien terrestre, estimant qu'ils contribuaient à la crise du système électrique européen. « Les dispositifs de soutien aux ENR doivent évoluer de façon urgente », souligne le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP). « Le développement des énergies renouvelables qui ont atteint une certaine maturité technologique devrait reposer uniquement sur les mécanismes de marché ».
Par Jean Germain, Sénateur (PS) d’Indre-et-Loire et Vice-président de la commission des finances du Sénat.
Sommes-nous enfumés par les éoliennes géantes ?

Projet Patriat: Une forêt d'Eoliennes couvrira la Bourgogne

Dans tous les territoires :
l’éolien, moteur du nouveau modèle énergétique français.
La France bénéficie, dans l’Hexagone et outre-mer, d’atouts considérables pour devenir un grand producteur d’énergies renouvelables.
Elle dispose, en particulier, du 2ème gisement éolien d’Europe et d’un vaste domaine maritime - le 2ème au monde - qui lui permettent
de développer une production d’électricité utilisant largement les vents de terre et les vents de mer.
La loi de programmation sur la transition énergétique va donner une très forte impulsion à l’essor des énergies renouvelables dont la
part doit être doublée en quinze ans dans le nouveau modèle énergétique français. Mieux garantir l’indépendance énergétique de
notre pays, diversifier et équilibrer nos sources d’approvisionnement, réduire nos émissions de gaz à effet de serre et la pollution de
l’air, faire émerger et consolider des filières industrielles d’avenir, compétitives et créatrices d’emplois non délocalisables, stimuler la
recherche et l’innovation, valoriser l’excellence technologique française, tels sont les objectifs de ce projet de loi et du plan d’actions
qui, dès maintenant, l’anticipe et l’accompagne.
L’énergie éolienne, techniquement au point et source de perfectionnements constants, est un pilier majeur de cette nouvelle croissance
verte. Pendant des siècles, l’humanité s’est servie de la force motrice du vent pour faire avancer les bateaux, moudre le grain, pomper
l’eau. Les aérogénérateurs d’aujourd’hui sont nos modernes moulins à vent, pourvoyeurs d’électricité propre, créateurs de milliers
d’emplois directs et indirects dans la fabrication, l’installation et la maintenance.
Fermes marines, parcs terrestres ou petites éoliennes individuelles, le mouvement est lancé. Il va s’accélérer grâce aux formes innovantes
de financement des investissements et de l’équipement mises en place avec l’aide de l’Etat, de la Caisse des dépôts et des partenaires
financiers de la transition énergétique.
Simplifier les procédures administratives, raccourcir les délais, expérimenter dans plusieurs régions l’autorisation unique qui a vocation
à être généralisée, sécuriser le cadre juridique et les dispositions tarifaires de l’éolien : autant de freins que j’ai tenu à lever et de
propositions émanant des Régions qui ont été retenues pour que l’éolien terrestre puisse se déployer pleinement.
Les appels d’offres lancés pour l’éolien en mer, qui associent les savoir-faire d’opérateurs industriels, des grands énergéticiens
et de nombreuses PME partenaires, vont nous permettre d’accroître fortement notre capacité de production électrique offshore (6.000
mégawatts visés pour 2020) et d’être un pays-leader en ce domaine, bien positionné sur les marchés européens et mondiaux.
Des grands projets aux petites unités de proximité, sur terre ou au large de nos côtes : je crois les conditions aujourd’hui réunies pour
que le dynamisme de la filière éolienne se décline à toutes les échelles, dans le respect de l’environnement et en concertation étroite
avec les citoyens et les élus locaux. C’est d’ailleurs pourquoi le projet de loi sur le nouveau modèle énergétique français prévoit
également de faciliter le financement participatif de projets d’énergies renouvelables par les habitants et les collectivités, comme y
invitent nombre d’élus dans ces pages.
Les Présidents et Vice-Présidents de Régions, auxquels France Energie Eolienne donne ici la parole, témoignent de la forte mobilisation
des territoires, de leurs capacités d’anticipation et de leurs réalisations réussies qui ont nourri le projet de loi sur la transition énergétique
et inspirent l’action que je conduis.
Toutes et tous soulignent à raison le potentiel économique des différentes formes d’énergie éolienne et les enjeux démocratiques
d’une production décentralisée qui favorise l’implication des collectivités territoriales et des citoyens.
Autant en apporte le vent… nous disent ces élus régionaux forts de leur riche expérience et convaincus qu’ensemble - citoyens, entreprises,
territoires, Etat - nous réussirons à développer un nouveau modèle énergétique français dont l’éolien soit un puissant moteur.
Ségolène Royal
Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
Et si l’éolien n’était que du vent ?…
le 8 décembre 2009 18H26 | par
Jacques Attali
L’impérieuse nécessité de la réduction des émissions des gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’hommes politiques, (pour qui l’écologie représente d’abord des voix), et de l’avidité d’entreprises, (pour qui le « vert » représente surtout des profits).
Ainsi du développement des éoliennes, considérées aujourd’hui comme une source incontournable d’énergies renouvelables, au même titre que le solaire.
Sans parler de leur dimension esthétique, ni de leur pollution sonore, que chacun peut apprécier à sa guise, leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique.
Ces grandes machines sont déployées aujourd’hui à très grande vitesse, partout dans le monde, du Texas à la Chine, à l’image de l’Allemagne, qui dispose aujourd’hui du plus grand parc éolien du monde, représentant une puissance de 25.000 MW. D’autres pays ambitionnent des niveaux équivalents : le Royaume Uni projette d’installer une puissance éolienne de 33.000 MW ; les Pays-Bas parlent de 6.000, seulement en off-shore ; et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que l’Allemagne.
Ces objectifs, en apparence considérables, sont en fait dérisoires : En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire, représentent à peine 5% de la consommation de l’électricité du pays, contre 25% pour le nucléaire, qui ne disparaitra pas. En France, où à peine un huitième de cette puissance est installée, il faudrait construire 1400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique ; et plus de 2.100 pour produire autant qu’une seule centrale nucléaire.
De plus, c’est une énergie très incertaine, qui ne peut etre produite qu’à des moments improbables, quand il y a du vent (et pas n’importe lequel) et donc pas lors d’anticyclone. Au total, une éolienne ne produit annuellement que l’équivalent de 2000 heures de sa puissance maximale. Aussi, l’énergie éolienne ne se développe que si est mise en place une gestion très fine des prévisions météorologiques, avec des investissements importants, pour intégrer cette multitude de productions locales dans les réseaux. Cela exige d’énormes subventions, (qui, en France, portent le taux de rentabilité sur fonds propre à 22% en moyenne et même à 40% sur les sites les plus venteux) et l’abandon de bien des contrôles.
Au total, c’est donc une énergie très envahissante, attirant toutes les cupidités. Si l’Allemagne a atteint les limites de ce que son territoire peut supporter, la France est partie dans le même délire : alors que la loi Montagne et la loi Littoral contrôlent très rigoureusement la construction d’immeubles et d’usines, les autorités régionales développent les éoliennes sans pratiquement aucun contrôle : deux permis de construire ont même été accordés à moins de 20 km du Mont Saint‐Michel. Et les éoliennes off shore se développent aussi sans aucun contrôle de leurs impacts sur le tissu littoral.
Le moment est venu au moins d’une pause, pour en mesurer toutes les dimensions, avant que le vent n’emporte nos illusions.
La fin de l'éolien terrestre en Grande Bretagne
Daily Mail - le 31 octobre 2012
Par Christopher Booker
Le Ministre de l'Energie John Hayes a annoncé qu'il ne serait plus construit de nouveaux projets éoliens au Royaume uni. La signification de cette annonce choc par le Ministre de l'Energie John Hayes de l'arrêt par le Gouvernement britannique de toute nouveau projet éolien terrestre ne peut être plus claire.
En réalité, c'est le commencement de la fin de l'un des plus grands délires de l'époque actuelle.
Depuis des années, le plan de couvrir des centaines de kilomètres carrés du territoire britannique d'éoliennes avait été l'un des piliers de la politique énergétique britannique, soutenue par les trois grands partis politiques.
Rappelons nous 2008, lorsque le Premier Ministre Gordon Brown a annoncé son souhait de voir le pays dépenser 100 milliards de Livres dans les éoliennes. Le leader de l'opposition conservateur David Cameron avait alors répondu qu'il aurait du le faire depuis longtemps.
C'était alors, selon l'avis général, la seul voie pour rejoindre l'engagement de l'Europe de produire 1/3 d'énergies renouvelables en 2020, avec des dizaines de milliers d'éoliennes.
Et maintenant, coup de tonnerre dans un ciel bleu, le Ministre de l'Energie annonce un moratoire immédiat et absolu sur toute nouvelle construction d'éolienne.
Ce qui est piquant dans cette annonce coup de tonnerre est que le Ministre a choisi de lâcher cette bombe seulement quelques heures avant d'assister au Congrès de Glasgow de RenewableUK, l'association de pression lobby des industriels de l'éolien.
Cette association représente ceux qui ont fait d'immenses fortunes sur le dos des finances publiques dans la plus grande poule aux oeufs d'or des temps modernes. Enfin, Monsieur Hayes décide d'arrêter l'arnaque sur place.
Il va leur donner le choc de leur vie.
La décision de Monsieur Hayes concerne dans un premier temps les éoliennes terrestres mais il existe aussi des éoliennes maritimes, pour optimiser les ressources en vent. Les conséquences d'un tel demi tour vont dans toutes les directions, et non seulement à Bruxelles où l'administration ne pourra être impliquée grâce à l'argument astucieux de John Hayes qui assure qu'il n'y a plus besoin d'éoliennes pour atteindre l'objectif des énergies renouvelables.
Nulle part ailleurs on n'appréciera plus cette annonce avec plus de plaisir que dans ces centaines d'endroits du pays où des associations de défense se sont multipliées pour mener le combat contre l'une des plus graves menaces connues depuis longtemps.
Réponse du Ministre à Mr Suguenot
La production d’électricité éolienne site par site est couverte par le secret statistique.